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Voici
comment déjeunaient les enfants d'une école du sud du département (Vijon)
en 1905 :
Les enfants apportaient dans leur
antique panier d'osier à deux couvercles, un déjeuner composé
généralement de pain bis, de fruits (pommes, châtaignes, noix) ou de
quelques morceaux de sucre. Exceptionnellement, un lendemain de fête, il
y avait un peu de viande. |
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l'heure du repas, les écoliers s'installaient le long d'un mur, sur des
bornes ou des pierres et expédiaient an quelques minutes leur modeste
collation. |
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La création de la
cantine de l'école d'Ardentes en 1930
| A Ardentes,
depuis longtemps déjà il y avait un vague projet de cantine scolaire qui
enfin se précisa en novembre 1930 sur le désir de Madame la Directrice
de l'Ecole Normale Inspectrice primaire.
Dans un premier échange de vue, il
fut entendu que la cantine serait mixte, que la salle des fêtes située
dans la cours de l'école de filles servirait de réfectoire et qu'une
cuisine attenante serait construite.
Le dimanche 23 novembre, le conseil
municipal acceptait ce projet et les frais que son exécution
entraînerait. A une réunion suivante, le devis de construction de la
cuisine s'élevant à 4 680 francs fut adopté. |
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L'adjudication des travaux eut lieu le 7
décembre. Le délai d'exécution était d'un mois à partir de cette date.
Restait le matériel à acquérir, prévu pour un effectif de 100 adhérents.
Tout le nécessaire fut acheté pour 3 000 francs :
4 grandes tables de 6
mètres montées sur tréteaux,
5 plats ronds, 8 bassines, 1 seau, 2 boîtes à lait,
1 cuisinière, 1 buffet, 100 assiettes, verres couverts,
des torchons (ourlés et marqués par les écolières)
Le 9 mars 1931 tout était
prêt et à 11 heures le premier repas était servi à 17 filles et 14 garçons
soit le tiers à peine des enfants prenant leur repas à l'école ; ce n'était
guère encourageant.
Ce premier repas fut "
l'inauguration de la cantine ". En présence des conseillers municipaux,
des Présidents des diverses sociétés, Monsieur THOMAS, dont l'inlassable
activité avait vaincu bien des lenteurs, remercia tous ceux qui s'étaient
employés à la réussite de cette œuvre ; faisant ressortir tout le bien-être
qu'en retireraient les enfants, il souhaita voir bientôt toutes les tables
remplies et fit appel à la générosité : "la cantine scolaire est à
tous ; que chacun dans la mesure du possible lui aide à vivre". Et son
appel a été entendu ; depuis qu'elle existe, la cantine a reçu des dons
nombreux en légumes, viandes et desserts : " il y a lieu d'espérer
que, grâce à ces générosités, une somme de 800 à 1 000 francs pourra être
économisée fin juillet et constituera un fond de roulement".
| Une femme de service payée
10 francs par jour (au frais de la cantine) et prenant son repas de midi
est chargée du travail de préparation, cuisson et nettoyage. A 11 h 10
pour l'arrivée des filles et des garçons, la soupe est dans les
assiettes. Sur la cuisinière, les autres plats sont prêts. Les maîtres
de service de chaque école servent les enfants qui, le repas terminé,
groupent rapidement assiettes et verres au centre de la table. |
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Pour conclure sur la
réussite de cette cantine, il suffit de lire ce témoignage de l'époque :
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"Bien des
personnes déjà sont venues à l'heure des repas admirer la belle
ordonnance du service, les mines joyeuses et le bel appétit des enfants.
Ils mangent gentiment et en silence, apprenant chaque jour à tenir un peu
moins mal cuillère et fourchette.
Pour nous qui avons vu pendant
des années beaucoup de ces enfants faire leur repas de midi avec une
moitié de hareng, un morceau de fromage, parfois même une seule pomme,
nous sommes heureux de les voir aujourd'hui, prendre de si bel appétit un
repas chaud et nourrissant. Déjà nous avons la satisfaction de constater
que bien des mines ont changé."
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