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Travail réalisé, par les CM2 (année 1999-2000), à partir des recherches effectuées par Monsieur
Maurice GERARD, ancien directeur de notre école, et à qui nous disons un grand
merci.
A cette époque, Ardentes n'est pas
une seule commune comme aujourd'hui mais deux paroisses distinctes : Saint
Vincent et Saint Martin ayant chacune son église, son curé, sa fabrique, son
cimetière.
La frontière entre les deux
communes est immuable, constituée par la rivière Indre.
La
population

Jusqu'en 1793, ce sont les curés qui
enregistrent les naissances, mariages et décès dans les registres paroissiaux.
A partir de 1793 (an II de la Révolution), cette tâche est confiée à la
nouvelle municipalité de chaque commune.
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La population à Ardentes en
1801 |
nombre d’habitants
(environ)
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nombre de foyers
(feux)
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nombre de noms
de famille
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noms les plus répandus |
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Saint-Vincent |
1 002 |
278 |
232 |
Limousin |
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Saint-Martin |
927 |
258 |
184 |
Léonard, Petit, Mercier |
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Marie
à tout prix
A l'enregistrement des
naissances chez les filles, le prénom le plus répandu est Marie (149 sur
378). Viennent ensuite Anne (48) et Marguerite (45).
Chez les garçons, le prénom
le plus répandu est Jean ( 113 sur 401), suivi de Pierre (54) et François
(45).
Les prénoms multiples sont
souvent donnés par des parents jouissant d’une certaine notabilité (ou
voulant le faire croire.) La palme revient à Joseph Labar, cabaretier à
Clavières, qui avait prénommé sa fille Brigitte Adélaïde Antoinette
Rosalie.
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Mariages et un enterrement
Sous l’ancien régime, l’
âge
légal du mariage était de 12 ans pour les filles et de 14 ans pour les
garçons.
Jean Poudroux (17 ans) et
Thérèse Biard (14 ans) constitue le couple le plus jeune enregistré à
Ardentes.
On se marie le plus souvent
en février et novembre car cela correspond à une période de répit dans
les travaux agricoles.
Afin de limiter les frais, il n’était pas rare de voir se marier
le même jour deux frères ou deux sœurs.
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La
mort aux trousses
La mort frappe souvent et
particulièrement les enfants en bas âge et les femmes en couches (bien
que les circonstances ne soient que rarement précisées).
Par exemple, entre le 22
novembre et le 22 décembre 1790, il y a eu 13 décès.
Parmi ces décès, 4 concernent
des enfants de moins d’un an, 6 concernent des enfants entre 1 et 10 ans,
1 adolescent et 2 adultes.
Parfois, l'épidémie peut
frapper la même maison comme chez la famille Appert en 1790. Jean le père
meurt le 27 juin, son fils meurt le 30 juin et sa femme Marguerite le 5
juillet.
Au temps de la Révolution, 50
% des décès concernaient des enfants de moins de 10 ans. Si
notre classe avait vécu en cette fin de XVIIIème siècle, nous ne
serions plus qu'un dizaine sur la photo. |
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Les
activités

A Ardentes, la présence des
forges est très importante car elle est créatrice de très nombreux emplois
tant la forge elle-même que la forêt, nécessaire pour approvisionner
celles-ci ( grosses consommatrices de bois) en combustible.
Les métiers des forges :
"C'est en forgeant qu'on devient forgeron".
Les garde-fourneaux : ils
surveillent le chargement du foyer.
Les chauffeurs : ils
approvisionnent les foyers en charbon.
Les forgerons ou marteleurs :
une fois la fonte liquide, ils forgent et battent le minerai.
Les affineurs : ils
chauffent et travaillent le métal.
Les fendeurs : ils transforment les
fers en verges.

Lors de la Grande Peur de juillet 1789, les
ouvriers des forges se sont armés et sont partis aider la ville de Châteauroux
à se défendre contre d'éventuels agresseurs qui ne sont d'ailleurs jamais
venus.
Les métiers de la
forêt : "Il ne faut pas jeter le manche avant la cognée."
Le bûcheron : il abat à la
hache les arbres, ébranche et débite les bûches.
Le fendeur : il réduit les bûches
à la grosseur adéquate.
Le dresseur : il entasse le
bois en cordes.
Le fagotier : Avec les
branches trop petites, il fait des fagots qui serviront à allumer les fourneaux
ou qui seront vendus à des particuliers pour allumer les fours à pain.
Le charbonnier : il fabrique le
charbon de bois à partir des bûches.

Les voituriers
et les muletiers: "Qui veut voyager loin ménage sa monture".
Le transport des matières premières (bois,
charbon, minerai) de la forêt vers la forge est effectué par les voituriers et muletiers qui forment une
catégorie d’ouvriers indispensables. Ils sont généralement propriétaires
de leurs animaux et engagent leurs services par contrat.
Ils sont très nombreux, notamment à
Saint-Martin où l'on recense 22 voituriers et 17 muletiers utilisant 116 chevaux
et 254 mulets. Quelle ménagerie !

Le
cahier de doléances


Pour Ardentes , seul le cahier
de Saint Martin a été retrouvé. C' est Louis XVI qui a ordonné à tous les
Français dans chaque paroisse d'écrire sur un cahier leurs plaintes et
doléances. Ils ont pu ainsi exprimer leurs vœux pour améliorer la façon de vivre.
A Saint-Martin, le cahier de doléances
a été écrit le dimanche 8 mars 1789. On a sonné la cloche de l'église
pour annoncer aux habitants qu'il était l' heure de rédiger le cahier de
doléances. Les hommes sont venus comme à l'accoutumée devant la
porte principale de l'église. 31 chefs de famille (tous des hommes) sur 190 se sont
présentés. Parmi eux, seulement 12 ont été capables d'apposer leur signature en bas du
document.
Les citoyens assemblés ont
également désigné ce jour-là les deux députés chargés de porter les
cahiers de doléances à Châteauroux. Les habitants de Saint-Vincent ont choisi
comme délégués Etienne Grété de Champilliers ,maître de forge et Pierre Blanchard, marchand.
Le cahier de doléance
des Ardentais rédigé par des citoyens maîtrisant la langue et l’orthographe
n'est pas original. Les habitants voulaient, entre autre, que tout le monde paie le même impôt y
compris la Noblesse et le Clergé.
Les Ardentais sont fidèles à sa
Majesté Louis XVI. Mais ils désiraient être plus associés à la
gestion du royaume : c’en est fini de la Monarchie Absolue.
Lire
l'intégralité du cahier de doléances de Saint-Martin
Les
premières municipalités

La Nouvelle Assemblée
Nationale a décrété :
le 12 novembre 1789 : il y aura un maire dans chaque commune de
France.
le 14 décembre 1789 : la formation et les fonctions de ces
municipalités.
les 11 et 22 décembre : la division du royaume en départements, districts
et cantons.
La première municipalité est constituée d'un maire, de cinq officiers et
douze notables.
Que
doit faire le maire ?
Il
doit tenir trois registres :les mariages , les naissances et les décès. Mais la
loi n' entre en action que le 1er janvier 1793.
A Ardentes, le dimanche 7 février 1790, à huit heures du
matin, les habitants du bourg et paroisse s'assemblent pour élire le premier maire.
On élit Monsieur Guillaume Blanchard qui obtient "la pluralité absolue des
voix". Reste à désigner les officiers municipaux. Le dépouillement désigne
Denis Devolf, Jean Geoffroy fils, Martial Sénéchaut, Jean Tourat et Silvain
Tissier.
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Quelques
soucis pour nos premiers maires
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Guillaume Blanchard, le
premier maire élu le 7 février 1790 doit démissionner 9 mois plus
tard le 7 novembre 1790. Venant d'être élu juge de paix pour le
canton, il ne peut cumuler les deux fonctions. On doit donc élire un
nouveau maire : Barthélémy Amiot, fondeur à Forge Haute.
Déjà des problèmes de
cumul de mandats !...
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